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MERS EL KEBIR – OPERATION CATAPULT

 

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Bonjour,

j’ai trouvé un lien vers une explication de l’opération catapult, à l’origine du drame de mers el kebir en 1940. Ce texte à été rédigé par François Agostini, il se trouve sur le site http://www.veterans.fr mais comme il est assez complexe de naviguer dans ce site, il vous suffit de cliquer sur l’image pour pouvoir le lire au format pdf (donc avec acrobat reader)

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Opération Catapult

Pour comprendre, il faut connaitre toutes les informations sur la situation de l’époque.

La planification d’un drame :

L’opération Catapult a été déclenchée le 2 juillet 1940, par le premier ministre britannique Winston Churchill. Elle visait à assurer aux Anglais que la flotte de haute mer française ne tombe pas aux mains des Allemands ou des Italiens. Son objectif était donc de capturer ou de détruire les navires français où qu’ils soient stationnés.

Les raisons :

Pour comprendre le pourquoi de cette opération, il faut se remémorer le mois de juin 1940 et la bataille de France. Celui-ci est marqué par trois évènements majeurs : Dunkerque, la retraite de l’armée française et l’armistice. Tout au long de la déroute, la France va tenter de rassurer les Anglais quant à l’avenir de sa marine. Le 11 juin à Briare, Darlan tentera de rassurer Churchill, en lui promettant solennellement qu’il ne permettra jamais aux Allemands de s’emparer de la flotte française. Cependant cinq jours plus tard, deux télégrammes du cabinet britannique adressés au président du conseil Paul Reynaud, demandent à la France d’envoyer ses navires de guerre dans les ports britanniques, en attendant les négociations concernant l’armistice. Ignorant ainsi les assurances fournies par Darlan et remettant en cause l’honneur français. Paul Reynaud s’en offusqua, ce que Churchill comprit fort bien, puisqu’il ordonna de retirer les télégrammes dont le texte lui semblait gênant. Afin de rassurer les Anglais, Darlan adresse aussitôt à tous les commandants des navires de guerre français un ordre où il précise :

  • qu’aucun bâtiment français ne doit tomber aux mains des Allemands ou des Italiens si ceux-ci venaient à entrer en guerre ;
  • Si ceux-ci tentent de s’en emparer, les navires devront rallier les ports d’Angleterre ou des Antilles ou se saborder.

Le 18 juin, à Bordeaux, Pétain et Darlan tombent d’accord sur le fait de refuser l’armistice si les Allemands décidaient à réclamer la flotte française. De plus, la France, pour montrer sa bonne foi, envoient, dans les ports d’outre-mer, Mers el Kébir, Casablanca et Dakar, quatre-vingts bâtiments dont le Richelieu, le Jean Bart qui n’est même pas terminé, le Strasbourg, le Dunkerque. Tandis qu’à Cherbourg, Brest, Lorient, Saint-Nazaire, tous les ports de guerre de la façade atlantique, une centaine de bâtiments trop vieux ou incapables de prendre la mer se sabordent.

Enfin les 21 et 22 juin, l’armistice est signé à Rethondes. Suite à la non-acceptation de la France d’envoyer ses navires en Angleterre, en cas d’armistice, les relations entre Français et Anglais se dégradèrent comme en témoigne le départ de l’ambassadeur anglais dans la nuit du 22 au 23 juin.

À la lecture des conditions d’armistice, les Anglais comprennent que la flotte française sera sous le contrôle des Allemands, puisque la plupart des ports d’attache se trouvait en zone occupée. Pourtant, contre toute attente, Hitler ne réclame pas la flotte française et demande qu’elle soit seulement immobilisée et démilitarisée dans ses ports. De plus, Darlan garantit aux Anglais que la flotte se sabordera en cas de changement d’attitude de la part des nazis. Cependant Darlan pense que les Anglais vont subir le même sort que la France et interdit aux navires français de rejoindre une force étrangère, qu’il s’agisse de l’Allemagne ou de l’Angleterre. C’est ainsi qu’avec l’amiral Pound, Churchill organise l’opération Catapult. L’ordre est donné de se saisir de la flotte française ou de la neutraliser dans tous les ports de guerre et en particulier à Mers el-Kébir. Ceci dit, en Angleterre, celle-ci ne suscite pas l’adhésion unanime des chefs d’escadre.

 Dans les ports Britanniques

Le 2 juillet 1940, l’opération Catapult est lancée. Dans les ports britanniques de Plymouth et Portsmouth, les officiers anglais ont tendu un guet-apens aux Français qu’ils côtoient, afin s’emparer plus facilement de leurs navires de guerre. Dans le but de les éloigner de leurs navires, ils les ont invités à boire du porto sur un bâtiment britannique. Et le lendemain, à 3 h 45 du matin, quelques minutes avant que l’amiral Somerville n’attaque les bâtiments mouillés à Mers el Kébir, les Anglais envahirent les navires français et procédèrent à leur désarmement. Au total, huit torpilleurs, quatre sous-marins, dix avisos et plus d’une centaine bâtiments légers sont aux mains des Anglais.

Le 3 juillet, la flotte britannique de l’amiral Somerville se présente devant Mers el Kébir, avec pour mission d’obtenir que la flotte de l’amiral Gensoul la suive en Angleterre ou soit détruite.

Le drame de Mers El Kebir 

Après plusieurs heures de négociation, l’ultimatum expire. Vers 17 h, les navires anglais ouvrent le feu sur les bâtiments français qui ne peuvent riposter. Aussitôt plusieurs navires sont touchés dont le cuirassé Bretagne qui coulera en faisant près d’un milliers de morts. Vingt minutes après le début des hostilités, l’amiral Gensoul demandera un cessez-le-feu. Seul le Strasbourg parviendra à s’échapper accompagné de cinq contre-torpilleurs.

Trois jours plus tard, le 6 juillet, des bombardiers torpilleurs Swordfish du porte-avions Ark Royal, reviendront achever les navires restants.

 L’accord d’Alexandrie

Les choses se passent d’une manière plus élégante à Alexandrie en Égypte. Le 4 juillet, l’amiral anglais Cunningham vint trouver l’amiral français Godfroy commandant la force X pour lui signifier qu’il avait reçu l’ordre d’arraisonner la flotte française stationnée à Alexandrie. Il prit sur lui de proposer un « gentlemen’s agreement » afin d’éviter que les deux flottes aient à s’affronter. Selon cet accord, les Français devaient débarquer le mazout, les obturateurs d’artillerie, les pointes percutantes des torpilles et une partie des équipages. Godefroy accepta aussitôt, sauvant ainsi un cuirassé, quatre croiseurs, trois torpilleurs, un sous-marin et surtout épargnant la vie de plusieurs centaines de marins.

L’attaque de Dakar
Le 8 juillet, Dakar est le théâtre d’un nouveau raid anglais. Il est vrai que se trouve là le Richelieu, le plus moderne des croiseurs de la flotte tonnant 35 000 tonnes. Il est l’orgueil de la marine française. Il se trouve au port quand il est attaqué par des avions torpilleurs Swordfish du porte-avions britannique Hermes. Lors de cette attaque le Richelieu subit des dommages limités, mais reste en état de prendre la mer, bien qu’une torpille ait endommagé l’une de ses lignes d’arbre et ait déformé la coque. En outre, trois de ses huit pièces de 380 mm ont été détruites par l’explosion prématurée des obus lors de ce combat.

Le bilan

Le bilan de l’opération  » Catapult  » est accablant :

  • Côté navires : trois navires de batailles coulés à Mers el Kébir, le Richelieu retenu à Dakar, les bâtiments de Portsmouth, de Plymouth et d’Alexandrie mis hors d’état de nuire.
  • Côté humain : un millier de morts pour le Bretagne, plus de 300 du Dunkerque et des dizaines sur d’autres navires.

Les marins anglais ont tué en une semaine plus de marins français que la flotte allemande pendant toute la Seconde Guerre mondiale, soit plus de 1 300 morts.

 Les concéquences
Cette opération eut pour conséquence, de réanimer, en France, le sentiment anti-britannique et de donc ralentir considérablement le flot de volontaires qui venait se joindre à la France libre, après l’appel du général De Gaulle. Cela rendit aussi plus difficile le ralliement des parties africaines de l’empire colonial français, comme le montrera le résultat de l’opération Menace, le 23 septembre 1940.

Darlan hurla qu’il avait été trahi par ses frères d’armes et refusa longtemps de serrer la main d’un officier de la marine britannique. Paul Baudoin, le ministre des Affaires étrangères eut une réaction moins personnelle mais rompit les relations diplomatiques avec l’Angleterre. Quant à Laval, l’attaque il permit de justifier sa politique de collaboration, lors de la rencontre de Montoire.

À cause de cette action, la Marine française ne prit pas part au combat contre les forces de l’Axe avant 1943.

**** source Wikipédia ****

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Les protagonistes

Mers el kebir

Mers el kebir Adolphe Hitler (Ger):Chancelier allemand qui provoquât la 2d guerre mondiale. En mettant la France à genou, il oblige : Pétain à collaborrer, l’armée et la flotte Française à se soumettre, créé les peurs de notre allié l’Angleterre sur les possibilités de retournement de nos navires contre elle … et par incidence, engage le processus du drame de Mers El Kebir.

 

 

Mers el kebirMers el kebirFrançois Darlan (Fr): Favorable à l’armistice, il est nommé ministre de la Marine dans le gouvernement de Pétain. Convaincu de l’inéluctabilité de la victoire allemande, il se lance résolument dans une politique de collaboration avec l’Allemagne. Mais mal informé par le ministre de la défense, des diverses solutions possibles pour sauver notre flotte, il refusera de donner l’accord pour que nos navires quittent Mers El Kebir pour aller aux Antilles (comme le proposaient les Anglais) et devient malgré lui, un des responsables majeurs du drame.

 

 Mers el kebirMarcel Gensoul (Fr): Mers el kebirAmiral de la flotte Française de Mers El Kébir, il fût en 1ère ligne pour les négociations et retranscrit les ordres négatifs de Darlan en rejetant l’ultimatum Britannique, répétant qu’il respecterait à la lettre les ordre de ce dernier (du 24 juin – couler nos navires si les Allemands venaient les prendre) … 25mns après le déclenchement du drame, il demanda le cessez le feu, pour ramasser les morts …

Mers el kebir

Mers el kebir

Winston Churchill (Uk) : 1er ministre Britannique, chef d’état major des forces alliées, il sentit le danger d’un possible retournement de la flotte Française contre celle des alliés et réfléchit à une opération de neutralisation (d’envergure) de la Royale Française. Elle se nommera « opération Catapulte ». C’est le donneur d’ordre, donc le responsable. Il décrira cette décision comme : « la décision à prendre la plus terrible de toute la deuxième Guerre Mondiale. »

Mers el kebir

Mers el kebir

James Somerville (Uk) : Amiral Anglais commandant « la force H » (flotte Anglaise) qui négociait directement avec son homologue Français Gensoul et qui appliquât les ordres directs de Churchill en ouvrant le feu sur la flotte Française prise au piège dans le port de Mers El Kébir.

Je n’oublie pas les milliers de marins Français et Britanniques.

Mers el kebir

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